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Note fertilisation de printemps

 

La bonne maitrise de la fertilisation est certainement le premier levier pour obtenir une vigne productive, équilibrée et en bonne santé. La fertilisation doit permettre d’ajuster la nutrition de la plante selon ses besoins et assurer un bon fonctionnement du sol. Ces deux objectifs sont en partie liés, mais répondre à l’un ne solutionne pas toujours l’autre.

 

Vigueur et rendement

La fertilisation, et notamment l’apport d’azote, est le principal levier pour piloter la vigueur de la vigne. Une vigne correctement vigoureuse et équilibré est une condition nécessaire pour pouvoir atteindre des rendements stables et élevés.

Une bonne conduite de la vigne doit viser l’équilibre entre la vigueur et l’expression végétative. La vigueur est très influencée par la fertilisation azotée, tandis que la taille permet de gérer l’expression végétative. Une vigne présentant une forte expression (taille très longue) mais trop peu vigoureuse va s’épuiser ; elle va être plus sensibles aux aléas et aux stress et donner des récoltes hétérogènes. A l’inverse, une vigne à trop forte vigueur et à expression végétative contrainte va être beaucoup plus sensible aux maladies, notamment au Botrytis, et produire moins de raisins qu’elle ne pourrait en donner.

Une des meilleures façons d’évaluer la vigueur de la vigne et la mesure du diamètre des rameaux. Globalement une vigne assez équilibrée doit présenter des sarments dont le diamètre varie entre 7 et 10 mm, selon le cépage, la taille, l’objectif de production, …

Exports

L’agriculture et la viticulture, par le fait même de récolter, créé le besoin de la fertilisation. En effet, la vendange des raisins enlève de la matière au système de la parcelle de vigne. Il faut donc compenser ces exports par des apports de matières fertilisantes. Pour produire des raisins, la plante a besoin d’éléments minéraux fournis par le sol. La célèbre phrase de Lavoisier s’applique donc très bien à la viticulture : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Ces besoins en éléments minéraux peuvent être quantifiés :

Champagnol,1984

 

La fumure d’entretien est essentielle et doit permettre de compenser les exports dus à la vendange, de gérer l’équilibre de la vigne et de maintenir la fertilité du sol. Sur une vigne fortement déséquilibré, ou présentant des problèmes de nutrition, on pourra même appliquer une fumure corrective.

La fumure d’entretien peut-être réalisée à l’automne et/ou au début du printemps selon les objectifs et le produit apporté. L’azote doit être disponible au plus proche des besoins de la vigne et doit donc être apporté en sortie d’hiver ou au printemps selon la forme utilisé. En revanche, pour les apports de matière organique à minéralisation lente ou modérée, on privilégiera l’automne afin de bénéficier de la minéralisation automnale et printanière.

 

Analyses de pétioles et de sol.

Analyses pétiolaires et analyses de sol, sont les deux pratiques incontournables pour permettre le pilotage de la fertilisation.

L’analyse pétiolaire se fait à la période de la véraison. Elle permet de connaitre directement l’état nutritionnel de la vigne, indépendamment des autres facteurs. C’est une analyse simple qui doit permettre d’ajuster la nutrition potassique et magnésienne de la vigne. Elle peut également mettre en évidence une carence ou une toxicité des oligo-éléments (Mn, Bo, Zn, …). C’est une analyse peu chère entre 15 et 35 €. Il est recommandé de la réaliser tous les trois à quatre ans.

L’analyse de sol peut-être réalisée toute l’année, mais on privilégie les prélèvements durant la période hivernale. Elle permet de caractériser en détail le sol : sa structure (granulométrie), sa composition (taux de matière organique), sa fertilité (quantités d’éléments minéraux). L’analyse de sol est indispensable avant toute plantation, afin de pouvoir déterminer les travaux de préparation à effectuer, la fertilisation de fond à appliquer et surtout choisir le matériel végétal adapté (clone, porte-greffe). L’analyse de sol peut également être réalisée sur vigne en place afin de connaitre l’état de fertilité du sol. Le cout d’une analyse de sol varie entre 40 et 90 €. En plus de l’analyse avant plantation, il est recommandé de réaliser une analyse de sol environ tous les quinze à vingt ans.

 

La synthèse des observations de terrain et des analyses permettront de planifier vos stratégies de fertilisation.

 

Le saviez-vous : grâce à l’imagerie satellite, nous sommes capables de personnaliser les plans de fertilisation en intra-parcellaire !

Pour toute question, contactez Stéphanie Agier : sagier@icv.fr

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