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Printemps 2022 : un mois d’avril marqué par le gel, encore !

La période de gel qui a frappé la France entre le 1er et le 5 avril n’aura épargné que le vignoble méditerranéen et rhodanien. Pour le reste du territoire, les gelées d’avril 2022 ressemblent funestement à celles d’avril 2021 (une advection d’air polaire couvrant une grande partie du territoire pendant plusieurs jours, engendrant des records de températures négatives, de -2 à – 9°C dans certaines régions).

Sur notre secteur les températures sont descendus bas, -5°C dans le Libournais, très bas même, -6°C dans les Charentes et jusqu’à -7°C dans le Médoc.

Le souvenir des gelées des 7 et 8 avril 2021, et des destructions massives provoquées au vignoble à cette occasion, sont encore dans toutes les mémoires.

Les stades physiologiques moins avancés que l’an passé ont permis de préserver une partie du végétal, mais dans certains cas extrêmes, les bourgeons ont grillé alors qu’ils étaient encore dans le coton.

Dans tous les cas, entre le stress physiologique engendré et les températures encore froides, il faut passer la mi-avril pour voir si les bourgeons qui en majorité n’avaient pas débourré, ont été touchés.

La récurrence de ces phénomènes extrêmes de gel printanier va nécessiter une adaptation des pratiques viticoles à l’avenir, car elle semble malheureusement être une des conséquences du changement climatique. Pour découvrir les voies d’adaptation possibles (taille, choix des cépages, aménagement du vignoble), le Groupe ICV propose plusieurs formations

Les 1e constats sont parlants, les vignerons ayant taillé plus tard et/ou laissé les baguettes longues et non attachées constatent bien moins de préjudices sur les parcelles. Ces pratiques demandent une organisation particulière en termes de gestion du temps de travail et ne peuvent pas être réalisées sur la totalité des propriétés. Des choix s’imposent, nous pouvons en discuter ensemble.

Si l’adaptation des pratiques se gère sur du moyen terme, à court terme les moyens de lutte font plus ou moins leurs preuves : brassage de l’air, aspersion d’eau, pulvérisation de valériane, chauffage, substances élicitrices, brulage. Selon les moyens, la configuration du parcellaire et le rapport coût / risque, à chacun de définir sa stratégie.

Une chose est sûre, cet épisode cumulé aux stress déjà subis l’an passé pousse le végétal à puiser toujours un peu plus dans ces réserves. Il ne faut donc surtout pas baisser les bras sur la fertilisation. Des analyses de sol, foliaires, pétiolaires, peuvent compléter vos observations pour ajuster au mieux vos programmes.

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